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GOOD MORNING, SWEET DREAMS. - MIDNIGHT SUN
Kwong Wing Kwan

September 2 - October 7, 2023

When painting captures the complexity of light. For her first solo show in Europe, the Hong Kong painter Kwong Wing Kwan sets off in search of the infinite variations of light rays. And their effects in her everyday life and intimate spaces.


Kwong Wing Kwan looks through the window of her home and studio, she observes the rain on the city, she sees a flash of light multiply on a screen. All these seemingly harmless moments are essential for the artist, for her pursuit of light. After observing, Kwong Wing Kwan reproduces what she sees on the canvas with a unique dexterity. Using many layers, composing her palettes with great precision and mixing colors t or to reproduce her intimate mood, she recreates her vision on the canvas. Each painting requires total devotion and long hours of work — like a nod to the long, almost infinite, time of contemplation.


Beyond photography — a process that appeals to Kwong Wing Kwan because it restores the image without the slightest alteration — the works not only show the mental images of the artist but also her emotions. The extreme realism of Kwong Wing Kwan is crossed by a sensation of loneliness, unease and sometimes sadness.


A form of melancholy becomes the secret force of the paintings. Her fascination for light sources is manifold. It is projected both on the lamp with its circular design seen in "Voyage to Remember II" and on the stars taken directly from the sky, caught and applied on the canvas, as in "Midnight Sun" which reveals the perpetual sun of arctic summers. This obsession is the activity of a wandering mind, between real journeys and dreamed destinations.


In these landscapes of light, the artist tells us her story. With a form of reserve. She describes the effects of fatigue, loneliness, nostalgia, anxiety, or even jet lag. Kwong Wing Kwan loves to travel, with her mind. In her visions of lights, which connect her to nature. And in the act of painting, which becomes her sole means of communication. With a world that she keeps at a distance, where she lives out of time — Kwong Wing Kwan told us that she had a rhythm of her own: she can't sleep at night and wait for the sunrise to paint, then she spent the rest of the day sleeping. Alone. At her own pace.


Thus, the realism of Kwong Wing Kwan overflows. From great technical dexterity – mastery of colors, layers of the canvas, measure of gesture — we experience a liberation of feelings. And stories from the past. “In the melancholy of my paintings”, confides the artist, “I accommodated my difficulty in addressing others as well as the absence of my brother, who died
tragically when I was ten years old. »


But her visions are not deprived of desires, joy and ambitions. As in the work “Good morning, Sweat dreams”, the iron tower reproduced on the canvas and which Kwong Wing Kwan observed every day from the window of her studio strangely looks like an Eiffel Tower. A perfect symbol for her first show in Paris, at cadet capela. Because the artist already knows that she will
find in the City of Light an infinite source of future inspiration...

Boris Bergmann

© Courtesy of Kwong Wing Kwan and cadet capela

© Credits photo: Thomas Marroni

Quand la peinture capture la complexité de la lumière. Pour son premier solo show en Europe, la peintre hongkongaise Kwong Wing Kwan part en quête des variations infinies des rayons lumineux. Et de ce qu'ils provoquent sur les espaces du quotidien et de l'intime.


Kwong Wing Kwan regarde à travers la vitre de son studio ou de son appartement, elle observe la pluie sur la ville, elle voit se multiplier un éclat de lumière sur un écran. Tous ces instants en apparence anodins sont essentiels pour l'artiste. Ils composent sa traque de la lumière. Après avoir observé, Kwong Wing Kwan reproduit sur la toile avec une dextérité unique. À l'aide de nombreuses couches, en composant ses palettes avec une grande précision et en mêlant des couleurs pour être la plus fidèle possible au réel, elle recrée sur la toile sa vision ou y traduit son état d’esprit intime. Chaque œuvre demande une dévotion totale et de longues heures de travail — comme un clin d’œil au temps long, presqu'infini, de la contemplation.


Au delà d'une prise photographique — processus qui plait à Kwong Wing Kwan car elle restitue l'image vue sans la moindre altération — les œuvres ne donnent pas seulement à voir les images mentales de l'artiste mais aussi ses émotions. Le réalisme poussé à l'extrême de Kwong Wing Kwan est comme traversé d'une certaine mélancolie, parfois d'une solitude, voire d'une tristesse.


Une forme de vague à l’âme qui n'appartient qu’à elle et qui resplendit sur ses toiles, en devient la force secrète. Sa fascination pour les sources de lumière est multiple. Elle se projette aussi bien sur la lampe au design circulaire qu’elle fait renaître dans « Voyage to Remember II » que sur les astres directement pris au ciel, happés et restitués sur la toile, comme dans « Midnight Sun» qui dévoile le soleil perpétuel des étés arctiques. Cette obsession est l'activité d’un esprit toujours vagabond, entre voyages réels et destinations rêvées.


Dans ces paysages de lumière, l'artiste se raconte. Avec une forme de pudeur. Elle nous décrit les effets de la fatigue, de la solitude, de la nostalgie, de l'angoisse, ou même du jet-lag. Kwong Wing Kwan aime voyager dans son esprit. Dans ses visions de lumières, qui la relient à la nature. Et dans l'acte de peindre, qui devient son unique moyen de communication. Avec un monde qu’elle maintient à distance, où elle vit à contretemps — Kwong Wing Kwan nous a confié avoir un rythme rien qu’à elle : elle n’arrive pas dormir la nuit, attend le lever du soleil pour peindre puis passe le reste du jour à dormir. Seule. À son rythme.


Ainsi, le réalisme de Kwong Wing Kwan déborde. De la grande dextérité technique — maitrise des couleurs, des couches de la toile, mesure du geste — on passe à une sorte de libération des sentiments. Et des histoires du passé. « Dans la mélancolie de mes toiles », confie l'artiste, « j'ai logé ma difficulté à m'adresser aux autres ainsi que l'absence de mon frère, mort tragiquement quand j'avais dix ans. »


Mais ses visions ne sont pas privées de désirs et d'ambitions. Comme dans l’œuvre « Good morning, Sweat dreams », la tour de fer reproduite sur la toile et que Kwong Wing Kwan a observé chaque jour de la fenêtre de son atelier ressemble étrangement à une Tour Eiffel. Comme un symbole annonciateur du premier show de Kwong Wing Kwan à Paris, chez cadet capela — une joie. Car l'artiste sait déjà qu’elle trouvera dans la Ville Lumière une source infinie
d’inspirations futures...

Boris Bergmann

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