top of page

KEN SORTAIS

Rue du Canal

November 28 - December 14, 2019

Through his multifaceted practice Ken Sortais has been creating diverse types of work, often focusing on the relationship between creation, subversion, and the loss of identity. Working with a variety of mediums and techniques, from drawings over paintings to videos, sculptures, and installation, illegality is regularly imbued as an everpresent component of the creative process. Transcended from his illegal graffiti experience, this important aspect of the work brings the performative and theatrical side to his methodology, a point from which the technical manipulation and experimentation begins.

 

For his debut showcase with cadet capela, Sortais prepared a series of new pieces from his ongoing Sculpt'air series along with a selection of black and white drawings, related to them. In line with his efforts to make analogies between the myths and their representations in the public space, these works successfully bridge historic sequences, allowing the intertwining of surreal, borderline abstract fantasies and traditional aesthetics. The inflatable or foam-filled sculptures are made from illegal imprints made on real 19th century statues hidden in abandoned and/or forgotten places. The latex mold is then turned inside out and inflated with air or foam, making the new piece as a negative image of the initial sculpture. The filling phase of the expansive casts accentuates the deformations and disfigurations of the original which sometimes can drift to abstraction. These anomalies are further intensified by the raw surface, which is adding to the grotesque appearance of certain shapes, suggests the mark of time, while contributing to the organic and evolving dimension of the work.

 

Able to play with scale, from traditional busts to human size sculpture of Egyptian models, Sortais is keeping the memories of the original objects while giving them a new appearance. Both beautiful and monstrous, dignified and grotesque, their smooth and bouncy bodies are in strong contradiction with their grimacing, over-expressive faces. Through a unique process that mentions breakage and pillaging of monuments, mutation of the sampled material, technical experimentation, and deformation, he is both confronting and hijacking the symbolic forms he attributed to the existing formats. By replacing the monumental and stoic impression of the original with an unconfined and absurd appearance of its bloated copy, Sortais questions the representation of the forms that surround us through gestures of diversion and manipulation, effortlessly switching between reality and illusion.

—    Sasha Bogojev

© Courtesy of Ken Sortais, Rys Lee and cadet capela

© Credits photo: Thomas Marroni

À travers sa pratique aux multiples facettes, Ken Sortais crée des œuvres très hétéroclites, se concentrant souvent sur la relation entre la création, la subversion et la perte de l'identité. Travaillant avec une variété de médiums et de techniques, du dessin à la peinture en passant par la vidéo, la sculpture et l'installation, l'illégalité est une composante omniprésente du processus créatif. Transcendé par son expérience du graffiti illégal, cet aspect important de l'œuvre contribue au côté performatif et théâtral de sa méthodologie, point de départ de la manipulation technique et de l'expérimentation.

 

Pour sa première exposition avec cadet capela, Sortais a préparé une série de nouvelles pièces de sa série Sculpt'air en cours ainsi qu'une sélection de dessins en noir et blanc qui s'y rapportent. Conformément à ses efforts pour faire des analogies entre les mythes et leurs représentations dans l'espace public, ses œuvres font des ponts entre différents héritages historiques, permettant l'entrelacement de fantasmes abstraits surréalistes et extrêmes et d'une esthétique traditionnelle. Les sculptures en latex sont réalisées à partir d'empreintes illégales faites sur de vraies statues du 19ème siècle cachées dans des endroits abandonnés et/ou oubliés. Le moule en latex est ensuite retourné et rempli d'air ou de mousse, l’œuvre étant ainsi le négatif de la sculpture initiale. L’étape de remplissage des moules expansifs accentue les défigurations et déformations de l'original qui peuvent parfois tendre vers l'abstraction. Ces anomalies sont par surcroît renforcées par la surface brute qui concoure à l'aspect grotesque de certaines formes et suggère la marque du temps, tout en contribuant à la dimension organique et évolutive de l'œuvre.

 

Capable de jouer avec l'échelle, des bustes traditionnels à la sculpture à taille humaine de modèles égyptiens, Sortais garde la mémoire des objets originaux tout en leur donnant un nouvel aspect. A la fois beaux et monstrueux, dignes et grotesques, leurs corps lisses et rebondissants sont en forte contradiction avec leurs visages grimaçants et très expressifs. Par un processus unique qui évoque la casse et le pillage de monuments, la mutation du matériel en morceaux, l'expérimentation technique et la déformation, il confronte et détourne les formes symboliques qu'il attribue aux formats existants. En remplaçant l'impression monumentale et stoïque de l'original par l’aspect libre et absurde de sa copie gonflée, Sortais questionne la représentation des formes qui nous entourent à travers les gestes de détournement et de manipulation, passant sans effort du réel à l'illusion.

 

—    Sasha Bogojev

bottom of page